Tout formulaire reçoit des doublons et des faux contacts. La personne qui remplit deux fois parce que la page n’a pas confirmé assez vite. Celle qui tape un numéro au hasard pour voir la suite. Le robot qui remplit tout ce qu’il trouve. La question n’est pas de les éviter, c’est de décider ce qu’on en fait. Notre réponse tient en une règle : on garde tout, on marque, et on ne facture pas la camelote.
Garder, jamais effacer
Un contact supprimé ne laisse rien derrière lui. Si une question se pose plus tard (« cette personne nous a-t-elle déjà contactés ? », « combien de formulaires cette campagne a-t-elle produits ? »), la réponse a disparu avec lui.
Dans notre plateforme, un doublon est conservé et marqué « réinscrit ». Un faux contact est conservé et marqué « bidon ». Aucun des deux n’est effacé par le système. Une suppression, quand elle a lieu, passe par une corbeille, puis par une confirmation explicite, et elle est datée dans un journal.
Ce principe a un coût : la base contient des lignes qui ne serviront jamais. Nous l’acceptons, parce que l’alternative est de ne plus pouvoir répondre.
Comment on repère un doublon
Un doublon, c’est un contact dont le téléphone ou l’adresse e-mail existe déjà. La comparaison se fait sur une empreinte de ces deux champs, calculée avant le chiffrement, ce qui permet de chercher sans jamais déchiffrer la base.
Le second envoi est rattaché au premier. On voit qu’une même personne a rempli deux fois, à quelle heure, depuis quelle page. Souvent, cela raconte quelque chose : un formulaire qui ne confirmait pas, une personne qui a ajouté l’indicatif de son pays au second essai.
Comment on repère un faux contact
Deux contrôles passent avant la transmission. Le numéro doit être composable dans le pays indiqué. L’adresse e-mail doit avoir un format correct. Un contact qui échoue à l’un des deux est marqué et n’est pas transmis à l’annonceur.
Un troisième contrôle regarde la cadence. Quand une même adresse réseau envoie une rafale de formulaires en peu de temps, les contacts suivants sont marqués « suspects » et retenus, en attendant qu’un humain regarde. Un robot ne passe pas.
Ces contrôles ne sont pas parfaits. Un numéro composable peut être celui du voisin. C’est le retour de l’annonceur (« faux numéro » après appel) qui finit le travail.
D’où vient le contact : la question qui change tout
Ce qu’on fait d’un doublon ou d’un faux dépend de qui a payé pour lui.
| Origine | Doublon | Faux contact |
|---|---|---|
| Publicité achetée par IOD | Gardé, marqué « réinscrit », compté dans le coût | Gardé, marqué, compté dans le coût |
| Éditeur ou affilié | Gardé, marqué « réinscrit », non facturé à l’annonceur, non payé à l’éditeur | Gardé, marqué « bidon », non facturé, non payé |
Pour une publicité, le clic a été payé à la régie avant même que le formulaire soit rempli. Le contact a coûté, doublon ou pas. Le retirer du calcul rendrait le coût par contact plus flatteur qu’il n’est. Nous le laissons dedans.
Pour un éditeur, c’est l’inverse. Le contact n’a pas encore été payé. Le marquer comme doublon ou bidon avant le relevé évite de payer deux fois la même personne, ou de payer un numéro inventé. L’éditeur voit le contact écarté et son motif dans son espace, avant la facture.
Ce qu’en voit l’annonceur
L’annonceur ne reçoit que les contacts valides et nouveaux. Il peut voir, dans son espace, qu’un contact a été marqué « réinscrit », et depuis quand la personne nous connaît. Il ne reçoit pas le second envoi comme un contact à part.
Si l’annonceur rappelle quelqu’un et tombe sur un faux numéro que nos contrôles n’ont pas vu, il nous le renvoie par le retour qualité. Le contact est marqué chez nous, et la campagne ou la page qui l’a produit est regardée.
Une règle, pas une exception
Ces choix sont écrits dans la plateforme, pas appliqués au cas par cas. Chaque campagne d’éditeur précise si les doublons sont déduits et sur quelle fenêtre de temps ; chaque contact porte son marquage et sa raison. Quand une question arrive, on ouvre la fiche et on lit.
C’est moins spectaculaire qu’un taux de contacts valides affiché en gros. C’est aussi plus facile à vérifier. Le fonctionnement complet est décrit sur la page Plateforme.


